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12 mai 2014
Equipe anglais, webmestre

Semaine de la presse

A l’occasion de la semaine de la presse, les élèves de 5A et 5B ont travaillé sur la UNE d’un journal en anglais avec Mme Derouet (professeur documentaliste) et Mme Held (professeur d’anglais).

FIN DE L’ESCLAVAGE : DÉBUT DE LA SÉGRÉGATION AUX ÉTATS UNIS

Projet interdisciplinaire : Anglais / Documentation

Consigne de travail : créer la UNE d’un journal (en anglais) qui aurait pu paraître aux États-Unis durant la ségrégation.

La première séance a été consacrée à la définition des éléments de la une d’un journal, avec comme exemple la une du Sud Ouest du vendredi 14 mars 2014. Un gabarit de la une réalisé par les élèves leur a permis de compléter le travail.

Les élèves ont travaillé en groupe et réfléchi au point de vue qu’ils souhaitaient adopter : en faveur ou contre la ségrégation. Il ne s’agit pas là d’une opinion personnelle mais bien d’un point de vue qui existait à l’époque où les Afro-Américains étaient certes considérés ÉGAUX dans la loi mais devaient être SÉPARÉS des blancs (The Jim Crow Laws : « separate but equal » ).

Attention !! La majorité des élèves a choisi de suivre ses convictions. Un groupe a cependant pris le parti d’imaginer ce que des journalistes en faveur de la ségrégation auraient publié. Ils ont d’ailleurs trouvé très difficile d’essayer d’adopter un point de vue contraire à leurs convictions personnelles mais l’expérience fut fort intéressante pour eux.

Les publicités d’époque proviennent de différents sites parmi lesquels :

http://www.vintageadbrowser.com

http://vintage-ads.livejournal.com

Pour approfondir le sujet, vous pouvez lire les ouvrages suivants :

Griffin, John Howard. Dans la peau d’un Noir. Paris : Gallimard, 1962. 244 p

Comment un blanc, hanté par le problème de la ségrégation raciale aux États-Unis, décide d’aller au fond du problème en devenant lui-même un noir ?

En 1959, John Howard Griffin, ayant coupé les ponts avec sa famille et ses amis, trouve un docteur de La Nouvelle-Orléans qui se plie, sans enthousiasme, à sa volonté.

Du 7 novembre au 14 décembre, il sillonne le Mississippi, l’Alabama et la Nouvelle-Orléans.

Le livre retrace au jour le jour cette aventure qui lui valut de nombreuses menaces de mort par la suite.
Heurtier, Annelise. Sweet sixteen. Tournai : Casterman, 2013. 1 vol. (217 p.)

Rentrée 1957.

Le plus prestigieux lycée de l’Arkansas ouvre pour la première fois ses portes à des étudiants noirs.

Ils sont neuf à tenter l’aventure.

Ils sont deux mille cinq cents, prêts à tout pour les en empêcher.
Labbé, Brigitte. Martin Luther King. Toulouse : Milan jeunesse, 2003. 58 p.

Martin Luther King est né en 1929 à Atlanta, Géorgie, dans le sud des Etats-Unis. Une région extrêment raciste, où les Noirs étaient traités comme des sous-hommes et devaient rester à l’écart des Blancs. Fils de pasteur,il devient pasteur également. En 1955, il prend la défense de Rosa Parks. Cette action s’étend dans tout le pays et le pasteur King devient le leader d’un mouvement non-violent pour la justice et l’égalité. Il sait trouver les mots qui touchent les gens et utilise très habilement les journalistes.

Ce petit livre retrace sa vie jusqu’à son assassinat le 4 avril 1968.
Simard, Éric. La femme noire qui refusa de se soumettre. Paris : Oskar jeunesse, 2008.

Le 1er décembre 1955, à Montgomery, dans l’Alabama (à l’époque un des États les plus racistes des États-Unis), une jeune Noire monte dans un bus et s’assoit à l’avant, sur un siège réservé aux usagers blancs de la ligne. L’arrestation de Rosa Parks déclenche alors une large prise de conscience de la communauté noire, puis de la société américaine entière contre la ségrégation.
Simard, Éric. Je suis un homme : Martin Luther King. Paris : Oskar jeunesse, 2011. 103 p

Mike appartient au Ku Klux Klan, comme ses parents. Humilier, insulter ou même brutaliser les Noirs fait partie de son quotidien. Mais lorsque Mike entend pour la première fois Martin Luther King parler, quelque chose commence à changer en lui... Son amour pour la belle Kate révoltée par le racisme des États du Sud, sa propre réticence à la violence qui l’entoure, à laquelle il participe, le choc de la guerre du Vietnam vont le transformer profondément...
Tillage, Leon Walter. Léon. Paris : l’École des loisirs, 1999. 93 p.

Léon Walter Tillage est né en 1936, en Caroline du Nord. Son arrière-grand-mère était esclave, son père, métayer. Métayer, alors, cela voulait dire travailler toute l’année pour payer les dettes de l’année précédente, et ne jamais rien posséder soi-même. Être noir, dans les années quarante et cinquante, cela signifiait qu’on pouvait entrer dans certains magasins, mais par la porte de derrière, et qu’on entendait l’employé demander aux clients blancs : " Est-ce qu’il vous dérange ? Cela vous ennuie-t-il qu’il reste là ? Voulez-vous que je le mette dehors ? " Cela signifiait surtout qu’on pouvait perdre la vie, sans raison et sans espoir de justice. Le père de Léon est mort sous les yeux de sa femme et de ses enfants, écrasé par une voiture conduite par de jeunes Blancs. Ils lui ont foncé dessus à deux reprises, pour s’amuser. Léon avait tout juste quinze ans. Il se souvient d’avoir longtemps fait sept kilomètres à pied pour aller à l’école. Il se souvient que le conducteur du bus scolaire des Blancs arrêtait son véhicule pour que ses petits passagers puissent aller jeter des pierres aux écoliers noirs. De l’angoisse des siens les soirs où ils savaient que les membres du Ku Klux Klan allaient sortir. Il se souvient aussi que ses parents disaient : " Ç’a été voulu comme ça. C’est comme ça que ça doit être. Vous n’obtiendrez jamais d’être les égaux des Blancs ", et qu’il a refusé de les croire. Il a préféré écouter les paroles de Martin Luther King et risquer sa vie en participant à des marches pacifiques. Et un jour, enfin, les premières victoires sont venues.
Wlodarczyk, Isabelle. L’arbre aux fruits amers. Paris : Oskar jeunesse, 2012. 1 vol. (123 p.)

1930. Dans le sud profond d’une Amérique toujours ségrégationniste, James Cameron, adolescent noir sans histoire, vit avec sa mère à Marion, une petite ville de l’Indiana. Entraîné par deux amis, Tommy et Abel, il prend part à un braquage qui tourne au drame.

Les trois amis sont arrêtés. Ameutée par le Ku Klux Klan, une foule blanche crie vengeance et envahit la prison...

Ce récit est basé sur des faits réels : le 7 août 1930, Thomas Shipp et Abram Smith sont lynchés à Marion.

A la suite de ces évènements tragiques, Abel Meeropol écrira un poème "Strange fruit" interprété en 1939 par Billie Holiday, célèbre chanteuse de jazz.
Wright, Richard. Black Boy. Paris : Gallimard, 1974. 448 p

L’enfance du grand romancier noir américain, Richard Wright, né en 1908, à Natchez dans le Mississippi, un région où la ségrégation raciale sévit à cette époque avec violence.

L’accès à la richesse et à une vie décente est interdit aux Noirs, qui sont condamnés à la résignation ou à une soumission sournoise pour survivre. Richard, enfant, se refuse à comprendre et à admettre cette situation.

Ce récit autobiographique exprime sa révolte et lui vaudra le rejet de sa famille et de ses amis.

Voir la disponibilité des livres au CDI.

En complément retrouvez :


La chanson de Billie Holiday

La video du discours de Martin Luther King

Une série de vidéos sur la vie de Rosa Parks

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